Je raconte ma life

Oh purée!

Oh purée ça y est, il semblerait que je puisse écrire sur wordpress! Peut être parce que je suis allée pleurnicher sur le compte twitter en lien?

J’en profite, hein, pour vous dire que je voulais vous raconter plein de trucs essentiels sympas depuis le départ de ma frangine et de son chien le plus con de l’univers. Sauf que j’ai dû assurer une semaine de 58 (cinquante huit!!) heures et qu’après un court repos je me suis retrouvée à remplacer Collègue Chérie qui est en arrêt (ça m’énerve ces gens qui se mettent en arrêt).

Et quand, enfin, je peux me poser trois minutes, c’est wordpress qui refuse que je lise plus que les résumés des articles du lecteur et qui refuse aussi que j’écrive quoi que ce soit…

Bon, là je ne peux toujours pas transférer de photos donc je vais vous faire un post tout nu. Dommage parce que j’ai plein d’images dans mon portable pour illustrer des articles extraordinaires.

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Donc ça sera un article « Je me moque doucement de Pouêt ».

Vous vous souvenez de Pouêt qui ne voulais pas voir une seule bestiole à 4 pattes passer le seuil de notre propriété? Je veux dire, à part ses spermatos?

Ben là ça devient dramatique.

Profitant de mon we de travail, il a fait un trou dans la porte du garage pour que les petits trucs aient un accès. Et comme le garage et la maison ne sont pas reliés, il a fabriqué avec un vieux duvet… un « petit lit » (copié collé de son texto) avec un « petit toit » et deux niveaux pour que ça soit plus « rigolo ».

(Ce qu’il n’a pas trouvé « rigolo » par contre, c’est quand en me couchant tard l’autre soir je n’ai pas eu le courage de foutre dehors les trois chatons. Il a retrouvé le canapé plein de pisse, la cuisine pleine de crottes et la porte ouverte (?????!). Mais ne vous inquiétez pas, tout ça n’était pas la faute de ces petites choses mais la mienne, vu que j’ai laissé la porte grande ouverte et que des bêtes venues de l’enfer sont entrées se soulager chez nous. Oui, c’est sa version des faits.)

Alors voilà, pour la faire courte mon homme des cavernes est devenu un espèce de marshmallow que je surprend toutes les trois minutes avec un chaton sous la veste. Tout à fait véridique: tout à l’heure, pour jouer avec une des trois, il a téléchargé une appli sur sa tablette. Oui, une appli de jeux pour chat, avec des libellules et des oiseaux.

Je pense que ça se passe de commentaire.

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Si la déesse de wordpress le veut bien, demain je vous parlerai de mon estheticienne. PMA inside.

Retour sur la blogo

Coucou les gens!

Vilaine, vilaine, j’ai déserté la blogo ces trois dernières semaines. Pas que ma vie soit devenue trépidante et que je n’ai plus eu le temps de lire ou d’écrire, mais quelque chose dans mon cerveau a dû buguer et j’avais toujours plus urgent/chiant/nécessaire/inutile à faire.

Mea culpa.

Surtout que j’ai cru comprendre qu’il s’en était passé de belles. Genre des wagons entiers qui se remplissaient. Je ne voudrais pas me donner trop d’importance, mais il semble que le taux de grossesses soit inversement proportionnel à ma présence… CQFD.

Bon, alors comment dire… de PMA il n’y aura encore pas, hein. A se demander ce que je fous encore ici. Mais bon, si vous avez quelques minutes à perdre, voici le récit de ces dernières semaines (et après j’essaie de rattraper mon retard en lisant vos dernières aventures):

  1. J’ai repris le travail pour de bon. J’aurais JA-MAIS pensé être aussi heureuse de me lever avant l’aube pour me faire insulter. Smile toute la journée, chansonnette poussée dans les couloirs. Bordel, c’est bon de ne plus être un parasite moisis.
  2. J’attends toujours de savoir combien mon chauffard de bus va manger. Aux dernières nouvelles il a bien été entendu (j’ai donc cru comprendre que c’était un homme… ça m’étonne pas tiens.), et mon dossier n’attend que la saint Glin-glin pour être présenté à un magistrat. Oui, ça va, je sais que ma glissage sur l’herbe n’est pas forcement la priorité de l’année, mais je trouve que 6 mois c’est bien pour savoir si on classe mon affaire. En plus je me suis tellement emmerdée que je serais ravie de compliquer encore un peu les choses avec l’assurance.
  3. Et en parlant d’assurance et de commissariat, savez vous t’y pas ce qui m’est arrivé l’autre soir en récupérant mon scooter après une journée de travail (de dimanche) de 12h? Ben dis donc, trop drôle, mon scoot de merde il avait plus de phare arrière et juste un rétro que je devais tenir en conduisant pour pas qu’il s’affaisse. Et comprenons nous bien, quand on conduit, voir en gros plan l’asphalte n’est pas d’une grande sécurité. Heureusement, sur la route du retour il y a un commissariat, alors après 400 m à 15 à l’heure sur le passage vélo, je me suis arrêtée sur le parking pour chialer ma race porter plainte. Bon, il était fermé, quoi. Je n’ai pas tenté de conduire jusqu’à chez moi rapport au fait que je sentais pas trop la route où je m’étais faite balancer, surtout sans rétros et sans phare arrière, en pleine nuit.
  4. J’ai repeint la balustrade de l’escalier (pour que ça aille avec les chiottes) (je sais, vous n’en pouvez plus tellement vous voulez connaître la couleur) (tenez vous bordel).
  5. Les trois chatonnes se font discrètes. Enfin, si « discrètes » sous entend « je rentre en courant dès que la porte est ouverte de 3 mm, et je gueule en miaulant dès que les caresses ne sont pas assez appuyées ». Pour la faire courte, y’a des gamelles partout et notre salon est jonché de boulettes de papier. Regarder un film avec les jambes grandes écartées est peu confortable, même si ça me rappelle le doux souvenir de la PMA.
  6. En parlant de film, rien de nouveau sous le soleil, le karma est une bitch vu que tous les programmes proposent des histoires de femmes enceintes, jouées par des femmes enceintes, pour des femmes enceintes.
  7. D’ailleurs, ce we nous recevions un ami pas vu depuis un an, qui (horreur) venait d’être père. Le genre « on se connait et 6 mois après on vit ensemble et 18 mois plus tard le bébé naît ». Et ce connard de Pouêt qui ose demander comment se passent les premières semaines… J’ai dit « connard »? Pardon, je voulais dire « gros connard ».
  8. Anecdote d’une collègue super fertile qui, après deux enfants (elle est très jeune) est tombée enceinte avec un stérilet. Genre une jolie grossesse extra utérine. Et elle ose demander aux urgences du CHU quelle contraception choisir pour ne plus se retrouver à pisser le sang dans un couloir d’hôpital. Ben l’interne lui a répondu « ne vous plaignez pas, pensez à celles qui ne peuvent pas avoir d’enfants »… M’est avis que c’est pas la meilleure façon de faire passer le message PMA, hein.
  9. Dans un prochain article très PMA (putain, je parle vachement PMA en fait), je vous ferai un debrief de mon vernis semi-permanent qu’on pose trop facilement à la maison et qu’on retire aussi facilement devant un épisode de walking dead (et sans arracher les ongles avec). Ne soyez pas trop impatientes, Mum Fatale m’a commandé un article.
  10. Hier midi j’ai épluché des châtaignes et depuis mon index est tellement engourdis que je ne sens plus rien. Ça m’était déjà arrivé il y a quelques semaines et une séance de karcher (avec mon majeur cette fois ci). C’est hautement désagréable et j’ai gogolisé « syndrôme du canal carpien ». Ne gogolisez jamais « syndrôme du canal carpien »… Je sais pas combien de temps attendre avant d’aller voir mon doc, vu que depuis qu’il me connait (2 ans), j’ai dû le voir une douzaine de fois… Entre la PMA, mes accidents de travail cumulés et la grippe, j’ai pris une carte de fidélité.
  11. Faut aussi que je vous raconte le mariage de bridezilla.
  12. Pour ce n°12, je dois vous avouer que je discute régulièrement avec notre adorable Carotte (coeur coeur), et que devant son moral très bof-bof, je lui ai promis un article pour lui redonner, l’espace de deux minutes, son très beau sourire. Alors ne la jugez pas, hein, mais elle a été très emballée par le thème « odeur entre les testicules après une journée de travail ».

Désolée d’avance, je risque d’être un peu discrète ces prochains jours vu que j’accueille chez moi ma sœur et sa clique (son clebs et sa terreur gamine).

Vacances

Ayé je suis reviendue. Je profite de l’absence de Pouêt (cet imbécile est reparti travailler aujourd’hui) pour reprendre en main l’ordi. J’ai survolé les 300 articles wordpress parus depuis mon départ. J’ai lu vos com sur mon dernier article et je vois que ce sont toujours les mêmes qui m’envoient chier dès que je demande un petit service. Pfffff.

J’ai envie de vous faire un petit résumé de ces vacances. Je vous rassure, je vais pas être chiante comme tata Pénélope quand elle vous montre 42 photos de la splendide magnifique fleur qui pousse pourtant dans tous les jardins. De toutes façons je vais pas vous montrer mes photos vu que je viens de me rappeler que j’ai plus le câble de mon appareil photo. Merci gogole image.

Alors donc nous sommes partis en Crête. C’est l’île la plus au sud de l’Europe donc on était à peu près sûrs de ne pas avoir besoin de doudoune même à la mi-septembre. Et donc je confirme, hein. Chauuuuuud.

Pour se rafraîchir, ils servent des Leffe bières sponsorisées par Qui-Vous-Savez:

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On a posé nos valises dans un petit hôtel de la côte sud. J’ai pris soin de ne pas ouvrir la mienne dans le hall et je n’ai donc aucune anecdote vibromasseur à vous raconter (espérons que la femme de ménage n’ait pas ouvert le tiroir de la table de nuit).

On était dans un petit village encaissé dans des gorges, les pieds dans l’eau et franchement la vue est très chouette:

C’est un lieu qui était vampirisé par les hippies dans les années 70, et ils ont tenté d’en garder un peu le charme (c’est à dire qu’ils ont bien noté le capital touristique du truc):

En vrai y’a encore des gens qui vivent dans les grottes. Ne me demandez pas où ils vont faire caca.

Sinon, à condition de crapahuter suffisamment tôt le matin pour ne pas mourir sous le cagnard, on peut grimper et redescendre pour atteindre une plage de sable orangé très sympa et en partie nudiste:

Huhuhu.

Je vais vous répondre avant que vous posiez la question: oui.

Oui, et franchement c’est génial de se baigner à poil. Passées les premières minutes un peu gênantes où les autres tous-nus ne nous regardaient de toutes façons pas du tout, on a kiffé grave. Même lire un bouquin en se faisant sécher sur la serviette c’était kiffant. D’ailleurs, y’a pas mal de gens de l’hôtel qui nous ont dit avoir expérimenté la chose aussi.

Y’a une petite buvette où on a bu (habillés) le meilleur mojito que j’ai jamais goûté. Le type a bien voulu nous montrer comment il le faisait mais on a pas osé en préparer depuis qu’on est rentrés de peur d’être saouls du matin au soir.

Sinon les crétois sont tellement sympas et accueillants que c’est à ce demander ce qu’ils fument. Ils arrivent, sans avoir l’air hypocrites, à te donner la sensation d’être le touriste qu’ils attendaient depuis plusieurs millénaires. Pouêt trouve que même les moustiques sont sympas. Ambiance familiale et friendly absolument partout (sauf à l’aéroport mais sinon ce ne serait pas un aéroport)!

La conduite est absolument parfaite dès lors qu’on a pas de problèmes de cœur ou de tension. Si tu penses t’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence faut prévoir une bonne assurance vie, vu qu’en fait c’est fait pour se rabattre quand les gens veulent te doubler.

Si tu veux boire un café, faut pas se gourer dans les appellations. D’ailleurs le fameux café turc (que je croyais être un truc immonde et épais comme du sirop mais en fait c’est très bon et pas fort) doit être demandé sous le terme « café grec ». Ils sont susceptibles ces crétois.

L’équivalent de « good morning » se dit « Kaliméra ». C’est très pratique puisqu’il suffit de penser à Caliméro. Ça se complique après 12h par contre… Le « merci » correspond à un truc du genre « que Dieu te garde pour toujours et à jamais », donc laissez moi vous dire qu’on a pas eu le temps d’intégrer le bordel en quelques jours.

Par chance, la plupart des cretois parlent au moins un peu anglais. C’est amusant d’ailleurs parce que j’ai pu mesurer le niveau d’anglais de Pouêt. Moi qui ne suis absolument pas bilingue et qui cherche mes mots, je pensais être une brêle. Ben si moi je suis une brêle en anglais, Pouêt est mon hémorroïde.

L’avantage c’est qu’il s’est tellement senti con à me faire tout traduire qu’il a décidé de suivre un stage d’anglais dans sa boite. C’est complètement ouf.

Bref, la Crête est une très belle découverte et nous avons déjà décidé d’y retourner plus longtemps l’année prochaine. En plus y’a des chambres ou des studios à louer absolument partout, on va se faire un bon road trip. Avec des plages naturistes à chaque étape (demande express de Pouêt, je le soupçonne d’aimer me mater quand je sors de l’eau).

J’ai failli oublier: les vacances en septembre c’est le pied intégral, y’a pas de gamins et on a même pas vu de femmes enceintes! Un paradis je vous dis.

Anniversaire

Pas le mien, non (faut pas déconner, même en robe de princesse et avec du chocolat plein la gueule, personne ne croit plus que j’ai 3 ans), pas celui du blog non plus. Non, ce sont les trois ans de tire-à-blanc de Pouêt que nous allons fêter.

Enfin, fêter, c’est une façon de parler, hein. Pouêt ne se rendra compte de rien comme d’hab et moi je vais penser aux mini magnums en ouvrant le congélo. Donc pour les ballons et les cotillons, on repassera.

C’est pas pour autant un anniversaire qui me fait cogiter sur la suite des évènements. Juste que ça coïncide pile poil avec mon entrée fracassante dans la seconde partie de la trentaine, alors ça fait bobo au moral. J’espère que mon porteur de couilles vides aura trouvé un beau cadeau pour me rendre le sourire.

Du côté de ma famille, je pense recevoir un gadget truc trop utile qui m’obsède depuis que P’tit Bichon a parlé de son vernis semi permanent qui tient deux semaines sur ses pieds.

A propos de pied (notez l’art de faire des transitions qui tombent à pic), j’ai vu un nouvel interne hier qui était encore très à mon goût (un barbus 😀 )et qui n’a pas arrêté de complimenter ma cheville. Un fétichiste sans aucun doute, ou alors il aura flashé sur mon vernis. Bref, j’ai le sésame du retour au boulot (le 8, 4 jours de taf et départ en vacances) (insultez moi) et peut être même que mon certificat de consolidation va un peu accélérer les choses du côté judiciaire / frical du bordel.

Je termine cet article à tomber par terre tellement il est intéressant avec une photo de ce we et le franc succès du pot d’insectes grillés:

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(Cette gamine ne mange jamais rien mais pour les vers et autres grillons, pas de soucis)

Encore un lundi

Aujourd’hui c’était le lundi de tous les Kiki beaucoup de pmettes.

De mon côté rien de transcendant, mais j’avais quand même rdv pour ma pattoune. Vu que ça fait 3 mois que j’ai tondu la pelouse du bord de route avec mon torse. Et normalement à 3 mois le cal osseux est fait, la fracture est consolidée, on peut courir comme une galinette cendrée le jour d’ouverture de la chasse.

Bon, c’est la théorie. En vrai j’ai pas tenté encore la course, j’aimerais déjà pouvoir faire une descente à Cast*rama sans pigner au bout d’une demi-heure. Je trouve que le premier orthopédiste et Danny ont été bien optimistes sur l’évolution du bordel.

Déjà, y’a une interaction néfaste nouvelle lune / conjonction de Jupiter parce que, comme par hasard, aujourd’hui était le premier jour des grands travaux de l’été dans ma ville. Ils font ça tous les ans et tous les ans je constate que ça tombe pas pendant mon absence. Le temps que les transports en commun soient rodés, c’est le méga bordel. Donc j’ai chouiné pour y aller, parce que ils te marquent qu’il faut aller à tel arrêt, et au moment où t’y arrives tu vois qu’en fait le bus il passe de l’autre côté comme un con. Alors tu retraverses pour pas te faire avoir la prochaine fois mais en fait si (c’était le premier bus qui s’était trompé dis donc). Heureusement que j’avais pris une béquille pour faire pitié ne pas crever dans les couloirs de l’hosto.

Par contre un gros bravo parce que je n’attends jamais des plombes dans le service. Le gynéco devrait en prendre de la graine. A peine arrivée: bam, les étiquettes (j’ai eu une grosse pensée pour Miliette)! Tu marches, tu marches, et bam l’accueil te dis où il faut que t’ailles pour la radio. Tu marches, tu marches, et à peine le temps de faire tomber la béquille deux fois que la manip radio te demande de te foutre à poil. Bien entendu cette phase est très rapide également, entraînement oblige. Ah bon, faut garder sa culotte? Après tu sors, tu re-rentres, tu te rhabilles (t’avais oublié), tu marches, tu marches. Tu retournes à l’accueil qui te dis où il faut que tu attendes. Tu marches, tu marches, tu t’assoies, tu fais tomber la béquille.

Même pas 10 min après y’a l’interne qui se pointe. Hmmmm, bonjour toi! Tu marches, tu marches pour atteindre son bureau. Tu fais tomber ta béquille. Tu te penches élégamment pour la ramasser en espérant que l’interne admire tes fesses. Bon, je vous le dis tout de suite, il ne m’a pas fait l’amour avec fougue 😀 sur son fauteuil.

La radio est nickelle mais pas trop la palpation. En fait ce con jeune homme a pincé l’arrière du pied juste sous la cheville (le siège de la fracture) et a été à deux doigts de se manger un gros pain. Donc il me dit que c’est p’tet ben normal ou p’tet ben qu’non. Que si ça s’améliore pas on fera une IRM, qui sait si y’aurait pas une petite merde qui n’apparaît pas à la radio?

Bien sûr en sortant j’ai gogolisé « IRM ostéo articulaire » et j’ai chialé ma race. Je suis à peu près sûre d’avoir une infection à staph doré maintenant.

En sortant je me suis aussi fait la remarque que c’était vraiment une riche idée d’avoir foutu les nouveaux locaux d’orthopédie à l’autre bout de l’entrée de l’hosto (j’ai marché, marché).

Bref, la reprise du boulot (où faut marcher, marcher pendant 5 à 7 h de suite) et la descente à Ikéa c’est pas pour tout de suite. Les talons non plus. Et j’ai jamais eu autant envie d’acheter des milliards d’escarpins que depuis ces trois derniers mois. Les pubs Zal*ndo c’est de la torture.

Empathie (ou pas)

Toujours en arrêt, je compte les heures et les minutes. Je devais reprendre le taf lundi prochain mais même Pouêt m’a dit qu’il fallait pas compter là dessus. Faut dire que notre dernière virée à Cast*rama a été compliquée. Au départ tout va bien, je marche comme un chef, je suis la reine du monde… et au bout d’une demi-heure je commence à traîner de la patte en mode grosse boiteuse (10 min pour faire 100m, je vais m’inscrire pour les prochains JO).

D’ailleurs le processus s’inverse: au début les progrès étaient fulgurants (Pouêt voulait que Danny s’installe à la maison), mais au fur et à mesure que les jours passent, je commence à boiter de plus en plus tôt. Ce matin c’était dès le saut du lit, dans 3 semaines on m’ampute je pense.

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L’autre jour, dans ma boulimie d’émissions tardives, j’ai regardé un documentaire / enquête sur le T-rex. En se basant sur des ossements, des chercheurs essayaient de découvrir quel mode de fonctionnement social avait permis à la pauvre bête de survivre plusieurs semaines / mois / années après ses blessures. Vous voyez pas le rapport avec la choucroute? Ben le petit chou avaient de multiples fractures très graves qui avaient eu le temps de se consolider un peu. Principalement des pattes.

Empathie totale pour ce pauvre T-rex. J’ai l’intuition qu’il n’était pas question de scooter ou de bus dans son histoire mais quand même, on est un peu frères de sang.

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Et à propos de sang: les rougnoutes sont arrivées! C’est pas le grand fracas pour le moment, juste quelques écoulements crados et aucune douleur (bonheur!), mais ce cycle est enfin fini et je vais pouvoir me défendre de psychoter dès dans 3 semaines.

Ma cup était ravie de me retrouver, elle qui pleurnichait dans son coin depuis bien trop longtemps et qui jalousait les tests de grossesse planqués dans l’armoire (y’a même eu tentative de meurtre) (les experts sont sur l’affaire).

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Sinon les événements épouvantables de vendredi m’ont laissé un goût aigre dans la bouche. C’est très nombriliste mais je nous vois en boucle, Pouêt et moi, en train de lire allongés tranquillement sur les transats d’une plage tunisienne. La dernière fois c’était il n’y a pas un an.

Cette année nous avions décidé de voir autre chose et avions opté pour la Crête. Quand Pouêt m’avait demandé s’il ne fallait pas réserver, je lui ai répondu qu’on était quand même pas si pressés. Le lendemain exactement, il y a eu l’attentat au musée du Bardo et Pouêt m’a fait remarquer que là, il allait falloir se dépêcher.

C’est obscène mais à vous je peux le dire, on avait peur que les aficionados de la Tunisie ne se rabattent sur la Crête et que les tarifs n’augmentent brutalement. Oui, on pense qu’à nos gueules on dirait.

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En parallèle mon père réside toujours dans une zone à haut risque et je zieute quotidiennement les infos qui concernent son secteur… et il s’en passe des choses. Avec ma frangine on s’échange des textos à l’humour très noir genre: « j’espère qu’on retrouvera son corps sinon on devra attendre des années avant d’hériter »  « pourvu que sa femme ne saute pas aussi sinon on saura jamais s’il avait une assurance vie » etc. Rire, c’est un peu dire merde à l’angoisse.

Un peu d’aide siouplé

Une amie m’a demandé d’être une de ses témoins pour son mariage après l’été.

Là, on s’agite un peu pour organiser son enterrement au mois d’août. On échange avec l’autre témouine via mail et ça s’annonce pas folichon.

La mariée est du genre baba cool limite un peu crado, avec une sympathique propension à abuser de l’alcool lors des soirées. Le problème c’est qu’elle est issue de la haute bourgeoisie catholique et que je viens d’apprendre qu’elle souhaite que deux femmes de sa famille y participent.

Alors je trouve normal qu’elle ait envie de voir ces personnes à cette occasion (je suis pas chienne), mais du coup j’apprends aussi qu’elle refuse les déguisements / défis en public. La connaissant, je me doute que c’est par rapport au regard de ces deux femmes. Je connais l’une des deux et elle pââârle côôômme çâââââ.

On est d’accord que personne ne se lève le matin en se disant: « tiens, aujourd’hui je me déguiserais bien en lapine et j’irais bien à la pharmacie pour demander des capotes en mimant! », mais le fun est justement dans la surprise et le truc complètement loufoque. Enfin d’après moi c’est l’occasion de se lâcher à fond et de dire fuck au regard des autres.

Surtout que les passants sont généralement très bienveillants avec ce genre de fête.

Mais là l’autre témouine propose de se déguiser, pourquoi pas, mais en privé.

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On va trop se marrer dans notre salon de thé privatisé. Même qu’on va faire les fofolles et on va se commander des crêpes avec les smoothies aux fruits rouges!

Je vous raconte pas les photos complètement déjantées qu’on va pouvoir ressortir.

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Elle parle d’une activité aussi.

J’avais peur qu’il ne s’agisse pas d’apprendre une choré.

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Non, elle propose de « faire du roller » et de « nourrir des pingouins à l’aquarium ».

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Je suis complètement dépitée. Connaissant la future mariée, je suis certaine qu’elle adorerait (même si elle s’en défend en riant) un truc complètement ouf avec plein de défis débiles et gênants, plein de photos à claquer de rire et si possible dans un accoutrement improbable. Le truc où tu finis par t’allonger par terre avec ton tutu tellement t’étouffes de rire. Les séquences émotions et les petits cadeaux girly c’est absolument pas son genre.

Je sais pas organiser une mèmère party. J’ai peur qu’elle soit affreusement déçue, mais j’ai peur aussi de passer pour une débile si j’insiste pour le défi baguette de pain.

Vous auriez des idées pour quelque chose de pas trop chiant, qui ne fera pas sauter les serres-tête mais qui pourrait éviter qu’on décède d’ennui avant 14h?

Merci!

ps: en plus, Pouêt sera, lui, du côté mecs et je suis sûre qu’ils vont bien s’éclater…