Pouêt et moi

Oh purée!

Oh purée ça y est, il semblerait que je puisse écrire sur wordpress! Peut être parce que je suis allée pleurnicher sur le compte twitter en lien?

J’en profite, hein, pour vous dire que je voulais vous raconter plein de trucs essentiels sympas depuis le départ de ma frangine et de son chien le plus con de l’univers. Sauf que j’ai dû assurer une semaine de 58 (cinquante huit!!) heures et qu’après un court repos je me suis retrouvée à remplacer Collègue Chérie qui est en arrêt (ça m’énerve ces gens qui se mettent en arrêt).

Et quand, enfin, je peux me poser trois minutes, c’est wordpress qui refuse que je lise plus que les résumés des articles du lecteur et qui refuse aussi que j’écrive quoi que ce soit…

Bon, là je ne peux toujours pas transférer de photos donc je vais vous faire un post tout nu. Dommage parce que j’ai plein d’images dans mon portable pour illustrer des articles extraordinaires.

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Donc ça sera un article « Je me moque doucement de Pouêt ».

Vous vous souvenez de Pouêt qui ne voulais pas voir une seule bestiole à 4 pattes passer le seuil de notre propriété? Je veux dire, à part ses spermatos?

Ben là ça devient dramatique.

Profitant de mon we de travail, il a fait un trou dans la porte du garage pour que les petits trucs aient un accès. Et comme le garage et la maison ne sont pas reliés, il a fabriqué avec un vieux duvet… un « petit lit » (copié collé de son texto) avec un « petit toit » et deux niveaux pour que ça soit plus « rigolo ».

(Ce qu’il n’a pas trouvé « rigolo » par contre, c’est quand en me couchant tard l’autre soir je n’ai pas eu le courage de foutre dehors les trois chatons. Il a retrouvé le canapé plein de pisse, la cuisine pleine de crottes et la porte ouverte (?????!). Mais ne vous inquiétez pas, tout ça n’était pas la faute de ces petites choses mais la mienne, vu que j’ai laissé la porte grande ouverte et que des bêtes venues de l’enfer sont entrées se soulager chez nous. Oui, c’est sa version des faits.)

Alors voilà, pour la faire courte mon homme des cavernes est devenu un espèce de marshmallow que je surprend toutes les trois minutes avec un chaton sous la veste. Tout à fait véridique: tout à l’heure, pour jouer avec une des trois, il a téléchargé une appli sur sa tablette. Oui, une appli de jeux pour chat, avec des libellules et des oiseaux.

Je pense que ça se passe de commentaire.

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Si la déesse de wordpress le veut bien, demain je vous parlerai de mon estheticienne. PMA inside.

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Retour sur la blogo

Coucou les gens!

Vilaine, vilaine, j’ai déserté la blogo ces trois dernières semaines. Pas que ma vie soit devenue trépidante et que je n’ai plus eu le temps de lire ou d’écrire, mais quelque chose dans mon cerveau a dû buguer et j’avais toujours plus urgent/chiant/nécessaire/inutile à faire.

Mea culpa.

Surtout que j’ai cru comprendre qu’il s’en était passé de belles. Genre des wagons entiers qui se remplissaient. Je ne voudrais pas me donner trop d’importance, mais il semble que le taux de grossesses soit inversement proportionnel à ma présence… CQFD.

Bon, alors comment dire… de PMA il n’y aura encore pas, hein. A se demander ce que je fous encore ici. Mais bon, si vous avez quelques minutes à perdre, voici le récit de ces dernières semaines (et après j’essaie de rattraper mon retard en lisant vos dernières aventures):

  1. J’ai repris le travail pour de bon. J’aurais JA-MAIS pensé être aussi heureuse de me lever avant l’aube pour me faire insulter. Smile toute la journée, chansonnette poussée dans les couloirs. Bordel, c’est bon de ne plus être un parasite moisis.
  2. J’attends toujours de savoir combien mon chauffard de bus va manger. Aux dernières nouvelles il a bien été entendu (j’ai donc cru comprendre que c’était un homme… ça m’étonne pas tiens.), et mon dossier n’attend que la saint Glin-glin pour être présenté à un magistrat. Oui, ça va, je sais que ma glissage sur l’herbe n’est pas forcement la priorité de l’année, mais je trouve que 6 mois c’est bien pour savoir si on classe mon affaire. En plus je me suis tellement emmerdée que je serais ravie de compliquer encore un peu les choses avec l’assurance.
  3. Et en parlant d’assurance et de commissariat, savez vous t’y pas ce qui m’est arrivé l’autre soir en récupérant mon scooter après une journée de travail (de dimanche) de 12h? Ben dis donc, trop drôle, mon scoot de merde il avait plus de phare arrière et juste un rétro que je devais tenir en conduisant pour pas qu’il s’affaisse. Et comprenons nous bien, quand on conduit, voir en gros plan l’asphalte n’est pas d’une grande sécurité. Heureusement, sur la route du retour il y a un commissariat, alors après 400 m à 15 à l’heure sur le passage vélo, je me suis arrêtée sur le parking pour chialer ma race porter plainte. Bon, il était fermé, quoi. Je n’ai pas tenté de conduire jusqu’à chez moi rapport au fait que je sentais pas trop la route où je m’étais faite balancer, surtout sans rétros et sans phare arrière, en pleine nuit.
  4. J’ai repeint la balustrade de l’escalier (pour que ça aille avec les chiottes) (je sais, vous n’en pouvez plus tellement vous voulez connaître la couleur) (tenez vous bordel).
  5. Les trois chatonnes se font discrètes. Enfin, si « discrètes » sous entend « je rentre en courant dès que la porte est ouverte de 3 mm, et je gueule en miaulant dès que les caresses ne sont pas assez appuyées ». Pour la faire courte, y’a des gamelles partout et notre salon est jonché de boulettes de papier. Regarder un film avec les jambes grandes écartées est peu confortable, même si ça me rappelle le doux souvenir de la PMA.
  6. En parlant de film, rien de nouveau sous le soleil, le karma est une bitch vu que tous les programmes proposent des histoires de femmes enceintes, jouées par des femmes enceintes, pour des femmes enceintes.
  7. D’ailleurs, ce we nous recevions un ami pas vu depuis un an, qui (horreur) venait d’être père. Le genre « on se connait et 6 mois après on vit ensemble et 18 mois plus tard le bébé naît ». Et ce connard de Pouêt qui ose demander comment se passent les premières semaines… J’ai dit « connard »? Pardon, je voulais dire « gros connard ».
  8. Anecdote d’une collègue super fertile qui, après deux enfants (elle est très jeune) est tombée enceinte avec un stérilet. Genre une jolie grossesse extra utérine. Et elle ose demander aux urgences du CHU quelle contraception choisir pour ne plus se retrouver à pisser le sang dans un couloir d’hôpital. Ben l’interne lui a répondu « ne vous plaignez pas, pensez à celles qui ne peuvent pas avoir d’enfants »… M’est avis que c’est pas la meilleure façon de faire passer le message PMA, hein.
  9. Dans un prochain article très PMA (putain, je parle vachement PMA en fait), je vous ferai un debrief de mon vernis semi-permanent qu’on pose trop facilement à la maison et qu’on retire aussi facilement devant un épisode de walking dead (et sans arracher les ongles avec). Ne soyez pas trop impatientes, Mum Fatale m’a commandé un article.
  10. Hier midi j’ai épluché des châtaignes et depuis mon index est tellement engourdis que je ne sens plus rien. Ça m’était déjà arrivé il y a quelques semaines et une séance de karcher (avec mon majeur cette fois ci). C’est hautement désagréable et j’ai gogolisé « syndrôme du canal carpien ». Ne gogolisez jamais « syndrôme du canal carpien »… Je sais pas combien de temps attendre avant d’aller voir mon doc, vu que depuis qu’il me connait (2 ans), j’ai dû le voir une douzaine de fois… Entre la PMA, mes accidents de travail cumulés et la grippe, j’ai pris une carte de fidélité.
  11. Faut aussi que je vous raconte le mariage de bridezilla.
  12. Pour ce n°12, je dois vous avouer que je discute régulièrement avec notre adorable Carotte (coeur coeur), et que devant son moral très bof-bof, je lui ai promis un article pour lui redonner, l’espace de deux minutes, son très beau sourire. Alors ne la jugez pas, hein, mais elle a été très emballée par le thème « odeur entre les testicules après une journée de travail ».

Désolée d’avance, je risque d’être un peu discrète ces prochains jours vu que j’accueille chez moi ma sœur et sa clique (son clebs et sa terreur gamine).

Vacances

Ayé je suis reviendue. Je profite de l’absence de Pouêt (cet imbécile est reparti travailler aujourd’hui) pour reprendre en main l’ordi. J’ai survolé les 300 articles wordpress parus depuis mon départ. J’ai lu vos com sur mon dernier article et je vois que ce sont toujours les mêmes qui m’envoient chier dès que je demande un petit service. Pfffff.

J’ai envie de vous faire un petit résumé de ces vacances. Je vous rassure, je vais pas être chiante comme tata Pénélope quand elle vous montre 42 photos de la splendide magnifique fleur qui pousse pourtant dans tous les jardins. De toutes façons je vais pas vous montrer mes photos vu que je viens de me rappeler que j’ai plus le câble de mon appareil photo. Merci gogole image.

Alors donc nous sommes partis en Crête. C’est l’île la plus au sud de l’Europe donc on était à peu près sûrs de ne pas avoir besoin de doudoune même à la mi-septembre. Et donc je confirme, hein. Chauuuuuud.

Pour se rafraîchir, ils servent des Leffe bières sponsorisées par Qui-Vous-Savez:

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On a posé nos valises dans un petit hôtel de la côte sud. J’ai pris soin de ne pas ouvrir la mienne dans le hall et je n’ai donc aucune anecdote vibromasseur à vous raconter (espérons que la femme de ménage n’ait pas ouvert le tiroir de la table de nuit).

On était dans un petit village encaissé dans des gorges, les pieds dans l’eau et franchement la vue est très chouette:

C’est un lieu qui était vampirisé par les hippies dans les années 70, et ils ont tenté d’en garder un peu le charme (c’est à dire qu’ils ont bien noté le capital touristique du truc):

En vrai y’a encore des gens qui vivent dans les grottes. Ne me demandez pas où ils vont faire caca.

Sinon, à condition de crapahuter suffisamment tôt le matin pour ne pas mourir sous le cagnard, on peut grimper et redescendre pour atteindre une plage de sable orangé très sympa et en partie nudiste:

Huhuhu.

Je vais vous répondre avant que vous posiez la question: oui.

Oui, et franchement c’est génial de se baigner à poil. Passées les premières minutes un peu gênantes où les autres tous-nus ne nous regardaient de toutes façons pas du tout, on a kiffé grave. Même lire un bouquin en se faisant sécher sur la serviette c’était kiffant. D’ailleurs, y’a pas mal de gens de l’hôtel qui nous ont dit avoir expérimenté la chose aussi.

Y’a une petite buvette où on a bu (habillés) le meilleur mojito que j’ai jamais goûté. Le type a bien voulu nous montrer comment il le faisait mais on a pas osé en préparer depuis qu’on est rentrés de peur d’être saouls du matin au soir.

Sinon les crétois sont tellement sympas et accueillants que c’est à ce demander ce qu’ils fument. Ils arrivent, sans avoir l’air hypocrites, à te donner la sensation d’être le touriste qu’ils attendaient depuis plusieurs millénaires. Pouêt trouve que même les moustiques sont sympas. Ambiance familiale et friendly absolument partout (sauf à l’aéroport mais sinon ce ne serait pas un aéroport)!

La conduite est absolument parfaite dès lors qu’on a pas de problèmes de cœur ou de tension. Si tu penses t’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence faut prévoir une bonne assurance vie, vu qu’en fait c’est fait pour se rabattre quand les gens veulent te doubler.

Si tu veux boire un café, faut pas se gourer dans les appellations. D’ailleurs le fameux café turc (que je croyais être un truc immonde et épais comme du sirop mais en fait c’est très bon et pas fort) doit être demandé sous le terme « café grec ». Ils sont susceptibles ces crétois.

L’équivalent de « good morning » se dit « Kaliméra ». C’est très pratique puisqu’il suffit de penser à Caliméro. Ça se complique après 12h par contre… Le « merci » correspond à un truc du genre « que Dieu te garde pour toujours et à jamais », donc laissez moi vous dire qu’on a pas eu le temps d’intégrer le bordel en quelques jours.

Par chance, la plupart des cretois parlent au moins un peu anglais. C’est amusant d’ailleurs parce que j’ai pu mesurer le niveau d’anglais de Pouêt. Moi qui ne suis absolument pas bilingue et qui cherche mes mots, je pensais être une brêle. Ben si moi je suis une brêle en anglais, Pouêt est mon hémorroïde.

L’avantage c’est qu’il s’est tellement senti con à me faire tout traduire qu’il a décidé de suivre un stage d’anglais dans sa boite. C’est complètement ouf.

Bref, la Crête est une très belle découverte et nous avons déjà décidé d’y retourner plus longtemps l’année prochaine. En plus y’a des chambres ou des studios à louer absolument partout, on va se faire un bon road trip. Avec des plages naturistes à chaque étape (demande express de Pouêt, je le soupçonne d’aimer me mater quand je sors de l’eau).

J’ai failli oublier: les vacances en septembre c’est le pied intégral, y’a pas de gamins et on a même pas vu de femmes enceintes! Un paradis je vous dis.

Défi sunset et autres choses

Voilà, on ne pourra pas dire que je n’ai pas participé à ce joli défi qui fait du bien aux yeux et au moral.

Ce qui est dommage, c’est que j’ai pas une seule photo de ce genre sur mon portable, et que chez nous le soleil se couche derrière tout plein d’arbres donc je ne peux même pas tenter.

Alors à la place j’ai piqué une jolie photo sur gogole image.

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Non, en fait, aujourd’hui j’avais prévu un petit hymne à l’amour dont Pouêt serait le sujet principal. Parce que vous voyez, en ce moment on refait les murs de notre salon et ça donne plein de situations dignes d’un mauvais scénario de film porno cochon coquin.

Pour effectuer sa besogne, mon porteur de couilles pourries doit se changer en rentrant du travail.

Graou.

Il enfile donc un pantalon bleu couvert de taches de peinture et autres saletés (graou bis), un t-shirt sale qui sent bon l’homme travailleur, et il monte sur son escabeau.

Moi je suis en dessous et je tends les outils, comme une gentille petite bonniche enamourée. J’essaie de deviner à l’avance de quoi il aura besoin et suis trop fière de lui présenter le bon objet quand il se retourne pour me donner ses ordres. Les gorilles dans les centres d’étude, avec leurs cubes et leurs sphères à foutre dans le bon trou, ce sont des débiles à côté de moi.

En fait, je suis là, aux pieds de mon homme qui pue, et je kiffe grave en secret.

Parce que quand il se tourne pour s’affairer, ses fesses sont à à peine 10 cm au dessus de ma bouche et que je dois me retenir de lui mordre. Je suis une prédatrice dans l’âme. Parfois, il lève un bras et je vois les poils qui apparaissent au niveau de ses aisselles et, comment dire? Je crois que je suis poilovore. Poilophile aussi: j’aime renifler là dessous. Parait que ça fait de moi une cinglée mais c’est un truc que j’adore faire avant de m’endormir. Y’en a qui ont des peluches, moi j’ai un Pouêt.

Alors là, mater ses dessous de bras comme une conne pendant qu’il ne se doute de rien, ça me file un peu cette gueule là:

(C’est une image que j’avais déjà utilisée pour illustrer la tronche de Pouêt pendant les jours d’abstinence forcée pré spermo)

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Enfin voilà. Mon amoureux je l’aime quand il est propre et bien habillé, mais je l’adore quand il est plein de plâtre, dont une partie dans une barbe de 3 jours, avec un pantalon de travail et un t-shirt douteux qui sent pas la rose. Ça doit être mon côté « idiote attirée par les bad boys ». Bonjour, j’ai 16 ans.

Imaginez sa tête quand il me demande de lui filer un pinceau et que je lui réponds (voix qui pue les paillettes de licorne): « ôôôô, ze t’aîîîîîîme ».

Ceci sera le premier et sûrement le dernier article guimauve de ce blog. Navrée de cette envolée lyrique, les orages ont de drôles d’effets sur moi. En plus dans 3 semaines on part en vacances en tête à tête dans un pays torride chaud et j’en peux plus d’attendre de l’avoir juste pour moi, et de grimper sur ses épaules pour jouer comme des enfants dans une mer chaude.

Putain, 3 semaines.

Un peu de tout

J’ai passé ces derniers jours dans un cocon duveteux au fin fond de la Bretagne. En tête à tête ou presque avec mon père (mini Chouette était là aussi, faudrait pas rater une occasion de se faire pourrir comme la pire des enfants gâtés).

On a mangé comme des truies, fait des balades, cueilli des mûres, rit aux blagues du vieux barbu… On s’est couchés comme les poules et je n’ai même pas eu envie de scruter mon téléphone comme une grosse droguée d’internet.

C’est à peine si j’ai pensé à Bridezilla, c’est pour dire.

Mais bon, tout ça ne m’a pas empêchée de regarder tout plein de replay en rentrant (je vous ai dit que j’avais toujours pas repris le travail?). Alors à ce sujet j’aurais un petit conseil à donner au scénariste de la série française Profilage:

VA TE FAIRE SOIGNER. Cette obsession pour les grossesses bizarres et les histoires familiales capilotractées, je pense que c’est pas anodin et que t’as dû subir un putain de traumatisme dans ton enfance.

L’histoire de sa GPA, là, c’est vachement étrange. Pour vous la faire courte c’est un couple qui n’arrive pas à avoir d’enfant, ils pourraient adopter tranquille mais le mari est un enfant adopté alors ça le botte moyen. Du coup, avec sa femme, ils décident de payer une gonzesse pour porter leur enfant. Sauf que la mère porteuse se fait agresser et décède peu de temps après, heureusement les médecins extraient l’enfant à temps. Le petit n’est reconnu par personne mais qu’importe, il semble assez évident que le couple va pouvoir le récupérer facile d’ici quelques mois/années. Enfin, ça c’est si le mari ne reste pas trop en taule pour avoir kidnappé un môme pour savoir s’il était lui aussi un pédophile comme ses parents biologiques. D’ailleurs, c’est la vieille fraîchement sortie de prison qui a tué la mère porteuse.

Pis t’as l’histoire de la gonzesse quarantenaire qui se fait tuer dans la cours de l’école. On se rend compte qu’elle n’arrivait pas à adopter mais elle était enceinte, alors c’est bon. Sauf qu’elle s’est faite inséminée parce qu’elle était en insuffisance ovarienne. Pour avoir le droit de se faire inséminer dans une clinique (c’est toujours ce qu’on fait en cas d’insuffisance ovarienne), elle est venue avec un pote gay rencontré sur internet, qui voulait aussi un gamin avec son mec. On apprend que tout ce petit monde était fâché parce que le bébé n’était en fait pas du bonhomme. Non, le coupable de tout ça c’est un type qui voulait faire plaisir à sa môman en faisant tout plein d’enfants et qui payait un immigré afghan (??) pour remplacer les échantillons de sperme de la clinique par sa propre semence…

Nan mais sans déconner!

On surpasse largement l’épisode des Experts où tout un quartier faisait la fête le samedi, en organisant des partouzes entre voisins.

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Bon, sinon l’autre jour on a revu un couple d’amis qui attendait leur premier enfant à pas loin de 40 ans, conception à peine 3 mois après leur mariage (qui lui même est arrivé assez rapidement après la rencontre, du moins c’est l’impression que j’avais). J’y allais à reculons, persuadée qu’on allait avoir droit à toute la panoplie de niaiseries.

En fait ils n’ont aucun problème à annoncer que c’est un bébé artificiel et pas du tout un enfant de l’amour. Ça a bien détendu l’atmosphère. Au rythme où je découvre des pmettes partout autour de moi, je pense qu’il faudra bientôt autant de services de pma que de pharmacies.

Sinon, savez vous que les pubs dur*x nous apprennent qu’on est pas obligés d’attendre une « occasion particulière » pour niquer? Ça m’arrange parce que Noël me semble loin et mon anniversaire n’arrive qu’une fois par an. Sinon, quand tu regardes une vidéo « french manucure » sur youtube, t’as droit à une pub sur les tests d’ovulation. Et les suédois attachent leurs femmes aux barreaux du lit avec des menottes pour bouffer des krispr*lls pépères. Je pense que les suédoises n’ont pas beaucoup d’ « occasions particulières » non plus.

Bon, sinon, comme annoncé sur twitter, Pouêt est tombé sur un dessin animé Astérix ce soir et a voulu nous renommer. Pour lui, il a choisi le délicieux prénom de Gropénix.

La conversation

Ce week end, ma fille m’a tannée avec l’histoire de lui filer ou pas un petit frère ou une petite sœur qui viendrait fouiller dans ses affaires. Elle était un peu fatiguée et énervée et a même exigé une date butoir. C’est donc là, la cuillère dans la marmite et Pouêt sur le pas de la porte que je lui ai dit que non, il y avait toutes les chances pour que nous consacrions notre fric à ses caprices à elle exclusivement.

Bon, ok, je l’ai pas tout à fait dit comme ça. Je lui ai lancé un peu trop brutalement que nous ne pouvions pas avoir d’enfants. Elle a été un peu choquée sur le coup, mais au final je l’ai senti soulagée d’avoir une réponse définitive. Elle a demandé quand même pourquoi et la seule réponse suffisamment vague que j’ai trouvé était que c’était un peu comme une maladie.

Nous en avons reparlé avec Pouêt une fois qu’elle était couchée, et cette conversation a amenée celle de « que faire de nos 4 mini magnums? ».

Il marchait un peu sur des oeufs mais nous sommes tout de même tombés d’accord pour le don à d’autres couples, même si ça implique des complications d’ordre paperesque. Jusque là tout allait bien. Ça allait bien jusqu’à ce qu’il me parle de mes difficultés à entendre parler d’unetelle ou unetelle qui était enceinte pour la xième fois. Ou de ces amis que nous avons vu il y a quelques temps et dont la femme était en cloque si rapidement (du moins c’est l’impression que j’en avais). Quand il m’a dit qu’il voyait bien les réactions violentes que je tentais de cacher et mes traits qui se décomposaient.

Et là, sans frapper à la porte comme la décence l’exige, les larmes sont montés dans mes yeux à la vitesse d’un cheval au galop.

C’est dingue parce que je suis très à l’aise avec notre choix. Depuis ce matin qui avait suivi une nuit blanche où j’ai réalisé que, basta, c’était trop pour moi et l’herbe n’est pas forcement plus verte dans la prairie du voisin. Que je savais ce que j’avais mais pas ce que j’aurais, et que ce que j’avais c’était déjà pas mal du tout. Un enfant adorable mais l’adolescence arrive je crains le pire et en bonne santé, un amoureux super chiant des fois qui me dit presque tous les jours qu’il me trouve belle et spirituelle, un job, un toit délabré sur la tête…

Bref, pas de quoi se plaindre.

J’en suis même au point où je me réjouis archi sincèrement de lire les grossesses de pmettes. Non pas que je me réjouissais jamais avant, mais il y avait des périodes où je ressentais ce pincement au cœur et où les récits d’écho étaient trop pénibles pour que je puisse les lire tout de suite. Vous connaissez toutes ça.

Maintenant ça me fait juste sourire. C’est cool.

Alors pourquoi est ce que j’ai pleuré comme une madeleine ce soir là? Parce que ces quelques mots inquiets de Pouêt on fait remonter tout le « c’est pas juste » de ce court parcours PMA. Les piqures, les échos, la stim foirée et la stim qui a bien failli se solder par rien du tout vu que l’homme qui partage ma vie a été à deux doigts de ne pas venir faire son offrande de merde. Et l’hyperstim. Tout ça pour des noisettes. Alors qu’il aurait été si simple de se faire féconder comme n’importe quelle cassos. En 3 ans (dans un mois) j’aurais pu pondre 3 gamins à conditions de niquer dès la sortie de la mater.

Alors j’ai pleuré sans sanglots, avec les larmes qui dévalaient juste mes joues. Pouêt les épongeait au fur et à mesure, et comme il était si bien disposé, j’ai (presque) tout balancé. Les très nombreux tests que j’ai fait derrière son dos, le faux positif de l’autre fois avec la prise de sang négative qui a suivi (là je l’ai senti ébranlé), les blogs de PMA qu’il me voyait lire discretos sans jamais avoir compris ce que c’était, le fait que je pensais aux embryons quand j’ouvrais le congélateur…

Bon, j’ai pas dit pour ce blog, faut pas pousser.

Voilà, je suis maintenant sûre qu’il a compris que même si j’étais décidée, je surmonte tout de même le deuil d’un second enfant, et surtout celui de ne pas l’avoir eu en 6 mois et en baisant sur la machine à laver. Je ne me serais pas posée toutes ces questions et nous aurions pris les choses comme elles venaient. Maintenant c’est trop tard et ces embryons ne grandiront pas dans mon ventre. Puissent ils grandir dans un ou des autres.

Et pour me faire pardonner cet article pas très marrant et lacrymal, je vous prépare l’épisode 2 de la saga de l’été, cf le précédent article protégé. Et un petit gif!

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Quand je me fais prendre en flag en train de commenter un article de blog: