J’aime mes copines de la blogo PMA

Retour sur la blogo

Coucou les gens!

Vilaine, vilaine, j’ai déserté la blogo ces trois dernières semaines. Pas que ma vie soit devenue trépidante et que je n’ai plus eu le temps de lire ou d’écrire, mais quelque chose dans mon cerveau a dû buguer et j’avais toujours plus urgent/chiant/nécessaire/inutile à faire.

Mea culpa.

Surtout que j’ai cru comprendre qu’il s’en était passé de belles. Genre des wagons entiers qui se remplissaient. Je ne voudrais pas me donner trop d’importance, mais il semble que le taux de grossesses soit inversement proportionnel à ma présence… CQFD.

Bon, alors comment dire… de PMA il n’y aura encore pas, hein. A se demander ce que je fous encore ici. Mais bon, si vous avez quelques minutes à perdre, voici le récit de ces dernières semaines (et après j’essaie de rattraper mon retard en lisant vos dernières aventures):

  1. J’ai repris le travail pour de bon. J’aurais JA-MAIS pensé être aussi heureuse de me lever avant l’aube pour me faire insulter. Smile toute la journée, chansonnette poussée dans les couloirs. Bordel, c’est bon de ne plus être un parasite moisis.
  2. J’attends toujours de savoir combien mon chauffard de bus va manger. Aux dernières nouvelles il a bien été entendu (j’ai donc cru comprendre que c’était un homme… ça m’étonne pas tiens.), et mon dossier n’attend que la saint Glin-glin pour être présenté à un magistrat. Oui, ça va, je sais que ma glissage sur l’herbe n’est pas forcement la priorité de l’année, mais je trouve que 6 mois c’est bien pour savoir si on classe mon affaire. En plus je me suis tellement emmerdée que je serais ravie de compliquer encore un peu les choses avec l’assurance.
  3. Et en parlant d’assurance et de commissariat, savez vous t’y pas ce qui m’est arrivé l’autre soir en récupérant mon scooter après une journée de travail (de dimanche) de 12h? Ben dis donc, trop drôle, mon scoot de merde il avait plus de phare arrière et juste un rétro que je devais tenir en conduisant pour pas qu’il s’affaisse. Et comprenons nous bien, quand on conduit, voir en gros plan l’asphalte n’est pas d’une grande sécurité. Heureusement, sur la route du retour il y a un commissariat, alors après 400 m à 15 à l’heure sur le passage vélo, je me suis arrêtée sur le parking pour chialer ma race porter plainte. Bon, il était fermé, quoi. Je n’ai pas tenté de conduire jusqu’à chez moi rapport au fait que je sentais pas trop la route où je m’étais faite balancer, surtout sans rétros et sans phare arrière, en pleine nuit.
  4. J’ai repeint la balustrade de l’escalier (pour que ça aille avec les chiottes) (je sais, vous n’en pouvez plus tellement vous voulez connaître la couleur) (tenez vous bordel).
  5. Les trois chatonnes se font discrètes. Enfin, si « discrètes » sous entend « je rentre en courant dès que la porte est ouverte de 3 mm, et je gueule en miaulant dès que les caresses ne sont pas assez appuyées ». Pour la faire courte, y’a des gamelles partout et notre salon est jonché de boulettes de papier. Regarder un film avec les jambes grandes écartées est peu confortable, même si ça me rappelle le doux souvenir de la PMA.
  6. En parlant de film, rien de nouveau sous le soleil, le karma est une bitch vu que tous les programmes proposent des histoires de femmes enceintes, jouées par des femmes enceintes, pour des femmes enceintes.
  7. D’ailleurs, ce we nous recevions un ami pas vu depuis un an, qui (horreur) venait d’être père. Le genre « on se connait et 6 mois après on vit ensemble et 18 mois plus tard le bébé naît ». Et ce connard de Pouêt qui ose demander comment se passent les premières semaines… J’ai dit « connard »? Pardon, je voulais dire « gros connard ».
  8. Anecdote d’une collègue super fertile qui, après deux enfants (elle est très jeune) est tombée enceinte avec un stérilet. Genre une jolie grossesse extra utérine. Et elle ose demander aux urgences du CHU quelle contraception choisir pour ne plus se retrouver à pisser le sang dans un couloir d’hôpital. Ben l’interne lui a répondu « ne vous plaignez pas, pensez à celles qui ne peuvent pas avoir d’enfants »… M’est avis que c’est pas la meilleure façon de faire passer le message PMA, hein.
  9. Dans un prochain article très PMA (putain, je parle vachement PMA en fait), je vous ferai un debrief de mon vernis semi-permanent qu’on pose trop facilement à la maison et qu’on retire aussi facilement devant un épisode de walking dead (et sans arracher les ongles avec). Ne soyez pas trop impatientes, Mum Fatale m’a commandé un article.
  10. Hier midi j’ai épluché des châtaignes et depuis mon index est tellement engourdis que je ne sens plus rien. Ça m’était déjà arrivé il y a quelques semaines et une séance de karcher (avec mon majeur cette fois ci). C’est hautement désagréable et j’ai gogolisé « syndrôme du canal carpien ». Ne gogolisez jamais « syndrôme du canal carpien »… Je sais pas combien de temps attendre avant d’aller voir mon doc, vu que depuis qu’il me connait (2 ans), j’ai dû le voir une douzaine de fois… Entre la PMA, mes accidents de travail cumulés et la grippe, j’ai pris une carte de fidélité.
  11. Faut aussi que je vous raconte le mariage de bridezilla.
  12. Pour ce n°12, je dois vous avouer que je discute régulièrement avec notre adorable Carotte (coeur coeur), et que devant son moral très bof-bof, je lui ai promis un article pour lui redonner, l’espace de deux minutes, son très beau sourire. Alors ne la jugez pas, hein, mais elle a été très emballée par le thème « odeur entre les testicules après une journée de travail ».

Désolée d’avance, je risque d’être un peu discrète ces prochains jours vu que j’accueille chez moi ma sœur et sa clique (son clebs et sa terreur gamine).

Faut vivre avec son temps

Je sais pas si vous avez suivi mais je suis moyennement occupée en ce moment.

Hier et aujourd’hui j’ai repeint notre portail tout pourris, et même que j’envisage de désherber dès que la motivation sera là. Étrangement, je suis plus motivée pour suivre les nouveaux articles de wordpress ou regarder des vidéos concons sur youtube (et y’en a un paquet, vous avez vu les vidéos de soldats qui rentrent chez eux? ❤ ).

J’aimerais pouvoir être aussi occupée que Miliette avec ses lessives, mais elles sont toutes faites et Pouêt ne veux plus porter de couches lavables.

Et puis comme vous le savez toutes, je suis très accaparée aussi par ma recherche incessante de followers pour que les pros du marketing… Heu… En fait je sais même pas ce qu’ils vont pouvoir faire de moi les pros du marketing… Mais quand même! C’est important d’être « suivie » par 122 personnes plutôt que 119. Question de fierté, merde. J’ai pas ouvert un blog PMA pour rien.

Alors donc, on cherchait avec La Reine et Miliette comment attirer le regard des grandes marques, et La Reine (qui dit aux mannequins des magazines comment on doit lever le bras) a eu l’excellente idée de twitter. Vous vous doutez bien que j’étais super enthousiaste. Pouvoir parler à tort et à travers sans que Pouêt ne m’envoie chier!

Donc ça y est, c’est fait, la gloire est au pas de ma porte. Tout le monde saura si je boite au bout de 200 m ou si je peux serrer les dents jusqu’à 300 m. Ça m’a bien pris deux heures pour ouvrir un compte mais qu’importe! Ça porte ses fruits: j’ai actuellement pas moins d’un abonné! (Bon ok, c’est La Reine mais y’a pas de petites victoires.)

Et si on pétait des confetti

Il y a 12 ans (quand j’avais 14 ans donc), je suis tombée enceinte comme par magie. Je vous passe le test de grossesse positif à quasi 3 mois et l’absence totale de trouille de faire une fausse couche, vu que l’écho des 12 SA a suivi dans la semaine. Honteux.

Pas de saignements à la con, pas de maux trop importants, tout glissait comme un savon au fond d’une baignoire. Certes, mon conjoint de l’époque était un connard en puissance, mais à l’époque j’étais encore amoureuse. Et naïve.

Oh, si naïve!

Pour moi la grossesse, l’accouchement et la parentalité en général, c’était assez proche d’un champ de coquelicot sous la brise d’un mois de juin où la princesse Kate aurait accouché, voyez?

Déjà, j’ai découvert à ma visite des 7 mois que tout le monde n’allaitait pas. J’ai vécu jusqu’à mes 18 ans dans des pays dit en voie de développement, ceci explique peut être cela. Donc quand une sage femme m’a demandé si je comptais allaiter, je l’ai regardé comme si elle me demandais si j’avais l’intention de filer à bouffer à mon bébé ou si je préférais le laisser crever dans un fossé. Jetez moi des pierres, mais j’étais persuadée que les biberons étaient réservés aux grands bébés, ou alors de façon extrême à ceux qui n’avaient plus de mères, ou dont la mère n’avait pas de seins. Bref, j’ai découvert ce jour là qu’on pouvait se pencher sur la question.

Ensuite, genre une semaine avant mon accouchement, j’ai découvert aussi le principe de l’épisiotomie. Hein que je m’étais vachement informée? Par contre, ne vous inquiétez pas, le concept de la péri je connaissais, hein! Même qu’au bout de quelques heures, j’aurais volontiers égorger toute personne se trouvant sur mon passage pour l’avoir.

Dommage, parce que à ce moment là, les anesthésistes étaient occupés avec les FIV. Vu que je confondais FIV (ponctions je suppose?) avec transfert, je peux vous dire que j’ai maudis ces putains de chochottes qui me piquaient mes anesthésistes alors que moi, j’en avais vraiment besoin.

Finalement, après avoir presque injurié l’étudiante sf, on m’a proposé d’accoucher allongée sur le côté (avec une patte en l’air) pour un accouchement plus physiologique avec moins de risques de craquage intempestif. J’ai trouvé ça beaucoup plus confortable que sur le dos.

Et quand, dans les vapeurs de la poussée, j’ai vu quelqu’un dégainer les ciseaux, j’ai supposé que c’en était fini de mon périnée et que j’avais eu droit à l’épisio. L’histoire est rigolote, parce que j’ai demandé à une dame qui se trouvait là, et dont je ne connais absolument pas le rôle, si on m’avait coupé. Elle a eu un sourire d’une gentillesse et d’une chaleur extrême et m’a dit que non. Et c’est le sourire de cette femme qui m’a donné envie d’être infirmière.

Enfin bref, vous vous demandez où je veux en venir?

Ben je veux dire que, comme la Reine, on peut ne rien attendre de spécialement beau de son accouchement ou de la parentalité. Qu’on peut avoir plein d’idées reçues et se rendre compte que tout n’est pas uniforme. Qu’on peut avoir des rêves et que c’est super. Qu’il peut y avoir des imprévus et que c’est con. Qu’on peut donner le biberon ou le sein, que ça peut être facile ou pas. Qu’on peut avoir un bébé de l’amour avec un abrutis comme un bébé synthétique avec l’homme de notre vie (ou inversement).

Que même on peut ne pas avoir de bébé du tout, par choix ou pas. Ou alors un bébé qui ne nous ressemble pas.

Mais ce qui est gonflant, bordel à cul de pompe à merde (excusez, j’ai promis de placer cette expression), ce sont les personnes qui vous imposent ce qui doit être chouette ou pas.

Genre une césarienne -> paaas bien!

La péri -> paaaas bien!

La position sur le dos -> ouuuuuuuh!

Le biberon -> Appelez les services sociaux!

La tétine -> 5 mois avec sursis

Un enfant adopté -> au secours

Un enfant né d’un don de gamète -> la hooonte!

Pas d’enfant du tout -> sortez la corde!

Etc.

Perso je trouve ça très bien les accouchements physio dans l’eau comme MCPT, l’allaitement et les couches lavables. Si j’avais eu un deuxième enfant j’aurais même été tentée par la non péri. J’ai des petits idéaux à mon petit niveau. J’aime bien aussi l’idée qu’on fasse un môme avec une petite levrette bien placée dans la buanderie, plutôt qu’en se tapant 4 ans de PMA ou 6 ans d’agrément pour une adoption.

Mais à quel moment les gens décident de faire chier les autres avec leurs propres idéaux? Je veux dire, au delà de leur faire part de leur propre expérience (si le sujet est abordé)?  Tout comme les pmettes n’en ont rien à foutre de la soeur boulangère de la voisine des grands parents qui a eu un enfant quand elle n’y pensait pas; les personnes qui réfléchissent à la maternité n’ont rien à branler de l’avis des extrémistes de tous poils qui ont peut être pas tort de temps en temps, mais qui font passer leur idées à coup de propos moralisateurs et culpabilisants.

Et y’a pas besoin d’aller sur crétissimo pour avoir le plaisir de se faire remonter les bretelles, y’a même des chieuses qui interviennent sur nos blogs PMA.

Bridezilla

C’est pas PMA, c’est la suite de ça.

Voilà un petit moment que j’échange des mails plus ou moins réguliers avec ma co-témouine. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le courant ne semble pas vraiment passer. J’ai dû pourrir l’ambiance dès le début à évoquer l’idée d’un déguisement, si j’avais su j’aurais fermé ma gueule et j’aurais proposé direct un thé dansant.

La gonzesse à l’autre bout de la fibre optique, elle est froide comme la braise le pôle nord en plein mois de janvier. Elle affirme qu’il faut partager nos idées mais dès que je demande son avis sur un truc j’ai plusieurs jours d’attente avant qu’elle réponde… un peu à côté de la question.

J’ai beau truffer mes messages de smileys (toi copine? Steuplé?) pour donner un peu de légèreté à nos échanges, j’ai l’impression que c’est inutile et qu’on participe sans l’avouer vraiment à un jeu de rôle maîtresse/cancre.

Même j’ai la sensation désagréable qu’elle fait de la rétention d’informations histoire que je sois toujours à côté de la plaque. Genre je propose un truc -> objection de sa part avec une info que je n’ai jamais eu.

Et même, dans mon petit délire paranoïaque, j’ai l’impression qu’elle en parle à la future mariée.

Celle là d’ailleurs, c’est plus la pote plutôt très cool et à mille lieux de ce genre de frivolités. L’autre jour, j’ai appris (par la co-témouine collabo et par hasard) que madame la duchesse refusait que [CENSURE]

La date, c’est à peu près la seule chose qu’elle ne sait pas on dirait, donc je ne vois pas l’origine de son courroux. A moins que j’ignore encore un truc bien sûr.

Bref, comme dit Pouêt, l’intérêt du machin c’est aussi un peu la surprise, et là à part le nombre de sucres dans le café je ne vois pas ce qui pourrait surprendre cette chieuse future mariée.

Ça me saoule grave d’avoir cette responsabilité de merde et de nager en eaux troubles sans savoir dans quelle bouse de vache (le veau de mer ça existe) je vais me salir les bottes demain.

Si madame la duchesse veut quelque chose qui corresponde en tous point à ce qu’elle a imaginé, qu’elle nous fasse un planning ou qu’elle profite se contente d’organiser le mariage prout prout de ses rêves les plus fous. Faut-il rappeler qu’il s’agit d’un enterrement de vie de jeune fille et pas de la cérémonie en elle-même?

Sinon je veux bien abdiquer et refiler le merdier au premier pigeon venu, et casser au passage les pattes de la co-témouine qui commence à me courir sévère sur le haricot.

Pour vous donner une idée, la future mariée à l’origine c’est ce style [CENSURE]

Dément!

Hier, alors que je ne foutais rien comme ces 10 dernières semaines vérifiais mes mails pros en zieutant wordpress, la petite cloche m’a annoncé un trafic de ouf sur le blog. Du coup je suis allée voir ce qui avait pu déclencher une telle frénésie, sûrement qu’une grande marque avait enfin décidé de me citer et que j’allais devoir me trouver du temps pour pouvoir répondre présente à toutes ces interviews (et discuter avec la banquière de ma carte gold).

Bon en fait, y’avait au moins 7 personnes qui ont zieuté rapidement mon dernier post à l’heure du déjeuner. J’aimerais pas être dans la peau de wordpress à se foutre des émotions pareilles. Il doit avoir une attaque à chaque fois que la boite de choucroute est en promo.

Mais bon, là n’est pas la question. J’étais donc sur la page des stats et j’en ai profité pour regarder un peu qui étaient mes lecteurs et d’où ils venaient. C’est rigolo. Genre y’a une poignée de personnes (ou alors c’est la même qui se déguise) qui me lisent depuis l’Arabie Saoudite! Y’a aussi quelques Mauriciens qui passent de temps en temps (coucou, il fait beau à Curepipe? Ahahahah) ( <- private joke).

Mais le plus gros choc a été quand j’ai vu une nouvelle abonnée dont je ne suivais pas le blog. Oui, parce que dans la course aux followers (ma raison de vivre), on est pas bien fines nous les blogueuses PMA. On se lit entre nous et donc tout le monde a les mêmes abonnés que les autres. Alors quand je vois apparaître un blog que je ne suis pas, y’a toutes les chances pour que ce soit tout simplement une nouvelle copine qui vient de débarquer sur wordpress pour parler de sa culotte ou de la taille de sa sonde intra founaire.

Donc bien sûr je clique pour aller corriger mon erreur et informer la collègue sur les bienfaits du provames en intra veineuse les lendemains de cuite.

!!!

(Nan, c’est pas le blog d’une célébrité, rêve pas)

Accrochez vous à votre smartphone: c’est une maman blogueuse! Je veux dire par là que c’est une maman blogueuse qui ne m’a pas encore insultée! Aucun mail menaçant me traitant à la fin de sale bande de langue de pute aigrie ou de malade mentale jalouse et perverse…

A ma place, wordpress aurait pas tenu le coup et aurait dégainé la bonbonne d’oxygène et le xanax.

Je sais pas ce que vous en pensez mais y’a dû y avoir un truc qui s’est passé avec cette histoire de canicule, parce qu’une PB C2 qui me lit volontairement sans être encore passée à la phase colis piégé, c’est pas dans mes habitudes.

Je me demande, mais ça n’engage que moi, si finalement se moquer des gens en abusant du second degré ne serait pas perçu par certaines comme des moqueries au second degré? Genre comme si taguer un article avec « celles qu’on aimerait flinguer si c’était légal » ne serait PAS immédiatement interprété comme des menaces de mort par arme à feu?

Un monde s’ouvre à moi.

Mamans blogueuses de toute la Terre, je vous fait des bisous (sans bave et sans lait caillé). En plus je suis ravie parce qu’avec Moineau, cette Maman avec défaut est quand même mon deuxième trophée! On tient le bon bout: à cette vitesse, dans 10 ans, on pourra cohabiter sur la toile en se donnant de grandes claques dans le dos.

Même que je pourrais ironiser tranquille sur les photos à oilpé de récits d’accouchement sans qu’on balance des tueurs russes à ma porte!

Je suis un peu émue, là.

Donner?

Je ne parle pas de mon vélo qui rouille dans le cabanon de jardin (encore plus depuis que je me suis pété le pied).

Je ne parle pas non plus de notre matelas à moitié défoncé qu’on a prévu de remplacer très bientôt. D’ailleurs je me demande si on peut vendre un matelas à moitié défoncé? Avec la délicieuse auréole de rougnoutes mal contrôlées un matin de décembre? (Sachant que c’est surtout défoncé du côté de Pouêt, genre on a beau retourner le bordel y’a quand même toujours un creux désespérant là où il dort…)

Nan, en fait je parle de donner nos mini magnums.

De tout arrêter quoi. Stop. Terminé. Fini. Pas de transfert. Pas de second enfant.

Et surtout plus jamais de faux positif. Ou même de vrai négatif d’ailleurs. L’idée d’attendre et de me farcir un neg me paralyse d’avance. Je crois que je suis un peu lâche, j’ai peur de me faire du mal, de subir, de me faire envahir encore et encore au niveau intime pour un résultat nul. J’ai peur de ne pas avoir votre courage.

Ma chance, elle est déjà là et elle a vu le jour il y a plus de 11 ans. Mon cœur est déjà bien rempli et je suis la première à reconnaître que mes douleurs sont à mille lieux de pouvoir être comparées à celles de nos sœurs qui attendent LE bonheur…

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Et puis franchement, cette pause, je la vis très bien. C’est ce test de merde la semaine dernière qui a réveillé mes instincts les plus profonds, alors que je m’étais faite sans trop de mal à l’idée de ne plus jamais vivre la maternité. Tout allait bien et BAM! Ça redevenait possible. La garde? Parbleu, on allait se débrouiller! La chambre? Boudiou, tant pis pour les amis, les tentes c’est pas fait pour les chiens! L’argent? Ma foi, on a quand même les moyens d’élever deux enfants sans bouffer des pâtes tous les jours!

Et puis bon, une fois que la réalité s’est rappelée à moi, les obstacles à l’agrandissement de notre famille ont doublé de volume. J’ai eu largement le temps d’y réfléchir pendant ma séance d’hier avec Danny (hmmmm, Danny!)

Franchement, est ce qu’un jour je vais avoir envie de repasser la porte de la PMA? D’ailleurs, se souviennent ils de nous? Depuis le courrier nous demandant l’autorisation de congeler nos mini magnums, je n’ai rien reçu. Si ça se trouve la poste a paumé notre courrier et les mignons sont passés à la poubelle. J’y pense d’ailleurs: c’est normal de ne pas recevoir la facture de la congélation?

Enfin donc, la question commence à se poser sérieusement: va-t-on le faire? En quoi ça consiste, d’ailleurs, de donner ses embryons? Est ce qu’on peut s’en garder un ou deux en souvenir?

Et en lisant le combat de Julys et d’autres, est ce que le parrainage pour le don d’embryons se fait comme celui pour le don d’ovocytes? (C’est à dire, est ce que se radiner avec des donneurs nous place sur le haut de la pile de la file d’attente?)

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Bref, un cheminement à faire, quelques mois devant nous en perspective, une longue discussion avec Pouêt un de ces soirs… A moins que l’envie du transfert ne montre brutalement le bout de son nez, mais j’en doute de plus en plus.

Rassurez vous, ça ne m’empêchera pas de rester une saloperie de bande de langues de putes aigries (lien en cadal pour celles qui n’étaient pas parmi nous en septembre dernier). J’aime trop détester les gens, et puis PMA un jour – PMA toujours.

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Et pour faire suite au post d’hier et surtout à ses commentaires:

Vous qui voyagez sur la blogo, connaissez vous le blog En quête de trois? C’est un blog formidable qui raconte l’histoire d’une autre pmette qui se prend pour un hibou (alors que les chouettes, on est d’accord que c’est 10 fois mieux). C’est pas une bête à cornes qui tient ce blog, ni un membre de la famille royale. Nan, c’est une certaine Miliette, qui est à cours de followers et de notoriété depuis qu’elle a pondu (« s’il vous plaîîîîît, venez lire mon blooooog »)

En parlant de ponte d’ailleurs, Kate et l’autruche du museum d’histoire naturelle de Paris vont bientôt avoir une adversaire tenace dans la course à la couverture de gala, vu qu’une certaine Reine s’apprête à leur damer le pion. (Elle raconte que sa mère passe toutes ses soirées à l’Elysée mais ne la croyez pas.)

Face à toute cette classe et cette distinction, heureusement qu’il y a une certaine Zapette pour nous rappeler que le petit peuple aussi se permet de pondre et d’être champion de tir à la carabine. En plus, madame Yack fourni à qui veut des vidéos à caractère pornographique, y parait.